Le plan de relance européen de 2020
03/12/2020 - Communication publicitaire Fintech & Marché
Baptisé « Next Generation EU », le plan de relance européen qui vise à pallier les conséquences économiques et sociales de la pandémie de Covid-19, a été accepté par les 27 États membres le 21 juillet dernier.
Son montant est fixé à 750 milliards d'euros (dont 360 milliards de prêts et 390 milliards de subventions), accompagné d'un budget pluriannuel européen renforcé à 1.074,3 milliards pour les années 2021 à 2027.
Plans de relance nationaux
Pour pouvoir bénéficier des 750 milliards d’euros du plan de relance européen "Next Generation EU", les États membres devront présenter avant le 30 avril 2021 leurs plans de relance nationaux. Ces derniers devront être en accord avec les exigences (en termes de Climat ou de Santé par exemple) des conclusions du Conseil européen de juillet dernier.
En Belgique, c'est le secrétaire d'État pour la relance, Thomas Dermine, qui est en charge du plan national, dont le montant total alloué à la Belgique se situerait autour de 5,1 milliards d’euros. Son rôle consiste à se coordonner avec tous les cabinets ministériels, fédéraux comme régionaux, pour déterminer les contours du plan de relance belge. Cinq axes majeurs ont déjà été définis dans ce plan : l’environnement, le numérique, la mobilité, la productivité et la solidarité, notamment face au vieillissement de la population. Et, bonne nouvelle, les Régions partagent déjà une vision commune sur ces enjeux, ce qui a déjà permis de structurer les chapitres du plan.
Afin de redresser rapidement et durablement l’économie française, le plan de relance de 100 milliards d’euros proposé en France (dont 37 milliards de subventions européennes) et suivi par Clément Beaune, Secrétaire d’État chargé des Affaires européennes et des détails du plan de relance, est articulé autour de 3 volets principaux : l'écologie, la compétitivité et la cohésion pour une refondation économique, sociale et écologique du pays.
Première de classe de l’UE, l’Allemagne a quant à elle déjà présenté son plan de 130 milliards d’euros en 57 points qui se décline en deux parties : mesures conjoncturelles pour soulager les ménages et les entreprises et investissements pour la modernisation et le verdissement de l'économie allemande. L’objectif étant de se concentrer sur les domaines d'avenir comme la numérisation et la mobilité.
Montants des subventions européennes allouées et répartition
Sur les 750 milliards d'euros du plan de relance européen, 390 milliards seront directement distribués sous forme de subventions aux États membres pour financer une partie des plans de relance nationaux. Le versement des fonds s'étalera sur trois ans, entre 2021 et 2023, dont 70 % les deux premières années. Chaque pays touchera une allocation différente, définie selon trois critères :
- population,
- produit intérieur brut par habitant,
- taux de chômage sur la période 2015-2019.
Les 30 % restants seront donc versés en 2023 mais en incluant aussi cette fois une baisse du PIB observée en 2020 et 2021. Le montant précis des aides pour 2023 n'est donc pas encore connu.
Sur les trois années, les principaux bénéficiaires seraient ainsi l'Italie et l'Espagne, avec des enveloppes respectives de 65,5 et 59,2 milliards d'euros. Ils devancent la France qui, avec 37,4 milliards, serait le troisième récipiendaire. Suivraient la Pologne et l'Allemagne, avec respectivement 23,1 et 22,7 milliards d'euros. La Belgique, quant à elle, a pour l’instant une enveloppe prévue de 5,1 milliards d’euros.
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