2020 : légère embellie des perspectives économiques
10/01/2020 - Communication publicitaire Fintech & Marché
En 2019, l’économie mondiale a connu une croissance de 3% à peine, soit son rythme le plus lent depuis la crise financière mondiale de 2008. Le FMI anticipe une légère amélioration en 2020, à 3,4%, mais cette reprise n’est pas généralisée et elle est précaire.
2019 : coup de frein
En 2019, la croissance mondiale a considérablement fléchi en raison du ralentissement du commerce mondial miné par la guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis. Ce fléchissement s’explique aussi par l’incertitude accrue qui entoure la situation géopolitique, des facteurs spécifiques aux pays et des facteurs structurels, dont une faible productivité manufacturière, un recul des investissements et un vieillissement de la population dans les pays avancés. Seule consolation, le secteur des services a résisté dans la majeure partie du monde, ce qui a permis de conserver un certain dynamisme sur les marchés de l’emploi.
2020 : vers une légère embellie
Selon le FMI, aucune amélioration spectaculaire n’est à attendre en 2020. La croissance des pays avancés devrait ralentir pour s’établir à 1,7 %, tandis que celle des pays émergents et des pays en développement devrait passer de 3,9 % en 2019 à 4,6 % en 2020. Les indicateurs pour l’ensemble de la zone euro commencent lentement à se redresser, bien qu’ils soient freinés par l’Allemagne. Les conditions semblent réunies pour une amélioration de la conjoncture économique dans les mois à venir, mais qui devrait être lente et limitée. Plusieurs facteurs extérieurs seront déterminants.
Il y a tout d’abord le raid américain opéré début janvier sur le sol irakien, contre l’une des principales figures militaires du régime de Téhéran, trois jours après l'attaque perpétrée contre l'ambassade américaine. Le contentieux est ancien entre Washington et Téhéran, ravivé en 2018 par le rétablissement des sanctions américaines contre l'Iran, notamment via un nouvel embargo sur les produits pétroliers. Depuis plusieurs semaines, l’Irak est le témoin de multiples actes de provocation et de représaille entre ces deux puissances qui ne sont pas de nature à stabiliser la région du Golfe, centre du monde pétrolier.
Les conflits commerciaux représentent le plus gros risque de détérioration qui pèse sur les prévisions économiques. Les Etats-Unis, première puissance économique mondiale, s’inquiètent de la montée en puissance de la Chine dans les secteurs de haute technologie qui seront les moteurs de la croissance et de la puissance de demain. En réaction, l’empire du Milieu s’est lancé dans une vaste entreprise de nationalisation de son industrie, notamment dans la haute technologie. Le traité préliminaire conclu fin 2019 entre Pékin et Washington marque une pause dans l’escalade entre ces deux pays mais pas encore la fin de la guerre commerciale.
“Get Brexit done”. Le Royaume-Uni sortira juridiquement de l’Union européenne le 31 janvier 2020, plus de trois ans après le référendum de juin 2016. Le « deal » prévoit l'ouverture d'une période transitoire jusqu'au 31 décembre 2020, pendant laquelle le Royaume-Uni ne participera plus à la vie des institutions européennes mais continuera de vivre selon les règles européennes. Un nouvel accord devra être négocié afin de définir la nouvelle relation commerciale entre l’UE et le Royaume-Uni. Aucune chance toutefois que la situation soit réglée fin 2020. Les incertitudes entourant l’avenir des relations commerciales entre l’UE et le Royaume-Uni font peser un risque supplémentaire sur la croissance européenne.
La bulle de l’endettement. Selon le FMI toujours, l’endettement mondial atteint des niveaux jamais observés depuis les années 1950 : 188 000 milliards de dollars, soit environ 230 % du PIB mondial. La dette mondiale (privée et publique) est concentrée sur les trois premières économies mondiales : les États-Unis, la Chine et le Japon qui en représentent plus de la moitié. L'institution s'inquiète de cette «faille» héritée de la crise financière de 2008 et qui pèse sur la stabilité financière mondiale.
Des facteurs structurels sont également à l’oeuvre : la révolution numérique en cours transforme fondamentalement les modèles économiques et les évolutions climatiques et démographiques bouleversent d’ores et déjà les structures d’activité.
Enfin, l’élection présidentielle américaine fin 2020 et les incertitudes qui l’entourent aggravent le risque politique de l’autre côté de l’Atlantique.
Décorélé des marchés financiers, puisque qu'il intervient sur des sociétés non cotées, le crowdlending et le crowdfunding immobilier permettent aux investisseurs qui décident de diversifier leurs placements d'obtenir des rendements stables puisque ceux-ci sont déterminés à l'avance.
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