Euro numérique, où en sommes-nous?

Euro numérique, où en sommes-nous?

16/06/2023 - Communication publicitaire Fintech & Marché

En janvier 2020, la Banque centrale européenne (BCE) a créé un groupe de travail pour l'introduction d'une monnaie numérique dans la zone euro, suivi d’une consultation publique pour mieux appréhender les attentes des citoyens en la matière. La BCE, qui a fêté ses 25 ans jeudi dernier, doit lancer, officiellement, fin 2023 la phase de préparation de l'euro numérique. Certaines informations concernant cet euro digital sont déjà connues. Voici un bref aperçu des règles et fonctionnements qui pourraient être ceux de cette monnaie numérique attendue pour 2025. 

Se positionner

Ces dernières années, les différents projets de monnaies numériques d’acteurs privés comme Facebook (Libra) ou bien encore les crypto-monnaies connaissent un véritable engouement auprès des investisseurs. La BCE a souhaité se positionner pour ne pas perdre le contrôle de la politique monétaire et des systèmes de paiements.

Une alternative de moyen de paiement

L'euro numérique n’a pas vocation à se substituer à l’euro actuel. Mais pour faire face à la digitalisation de l'économie, la BCE estime qu’il serait indispensable de proposer des alternatives de paiements aux circuits classiques.

En tant que complément de paiement, l'euro numérique ne signerait pas non plus l’arrêt du cash. Compléter les espèces par l’euro numérique est une évolution logique dans une économie qui se digitalise de plus en plus.

Un plafond de 3000€ par personne

La Banque centrale européenne (BCE) envisagerait de plafonner le portefeuille d’euros numérique à 3000€ pour chaque particulier. Pourquoi ? Pour éviter le phénomène de “Bank run” qui est une fuite des clients des banques vidant leurs comptes pour ne détenir que des euros digitaux, ce qui pourrait fragiliser les établissements bancaires.

Confidentialité des échanges

La question de la confidentialité des échanges sera cruciale. Il serait prévu de procéder, en étant connecté, à une transformation instantanée en euro digital de ses euros détenus sur son compte bancaire. Cela permettrait de payer des biens et services dont le prix serait supérieur au plafond de 3000€. Cependant, le fait de devoir être connecté pour procéder à ces opérations amène naturellement la question de la confidentialité. Pourtant, l’enquête de la BCE auprès du grand public avait démontré que l'absence de contrôle des échanges était une priorité des consommateurs. Un équilibre devrait donc être trouvé pour préserver la confidentialité des données tout en luttant contre les activités illicites (blanchiment  d’argent, financement du terrorisme, …) 

Nouveau rôle pour les banques

Ce seront les banques qui seront chargées de procéder à ces contrôles d'activités illicites. Les banques seraient donc chargées de distribuer l’euro digital aux consommateurs. Cet euro électronique, tout comme le cash, sera émis directement par la banque centrale. Les banques seront donc les intermédiaires entre les consommateurs et la BCE.

Des transactions avec et hors connexion.

L'euro numérique pourrait être utilisé à la fois offline et online. Pour le mode offline, un transfert d'euros numériques entre deux personnes pourrait se faire d'un téléphone mobile à l'autre, sans besoin de connexion. Le mobile serait ainsi l'équivalent d'un portefeuille. Évidemment, comme pour le cash contenu dans un portefeuille, celui qui perdrait son téléphone perdrait aussi les euros numériques chargés dans son téléphone.

Une application de l’eurosystème

Bien que le consommateur devrait accéder à son compte d'euro numérique via sa banque, il ne s'agirait pas d'un compte de la banque elle-même. La création d’une application de l'eurosystème serait en discussion en parallèle des applications bancaires existantes.

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