Évolution des taux : vers une hausse?
04/06/2021 - Communication publicitaire Crédit entreprise Financement entreprise Fintech & Marché
Les taux sont historiquement bas depuis plusieurs années alors que, dans le même temps, le niveau de l’épargne des particuliers n’a jamais été aussi élevé. Dans ce contexte, quel a été l’impact de la crise sanitaire sur les rendements des actifs de référence? Peut-on s’attendre à une remontée des taux à court ou moyen terme? Quelles conséquences pour l'épargnant? Réponses.
Quel est l’impact de la crise sanitaire sur les taux ?
L'Euribor qui est le principal taux de référence du marché monétaire de la zone euro et qui influence, entre autres, les taux d’emprunt des PME auprès des banques, était négatif en juin 2020 et a poursuivi sa baisse sur les 12 derniers mois. Ainsi:
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L'indice Euribor à 3 mois s’établissait à -0,275% en juin 2020 et il est aujourd’hui à -0,542%.
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L'indice Euribor à 6 mois s’établissait à -0,145% en juin 2020 et il est aujourd’hui à -0,509%.
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L'indice Euribor à 12 mois s’établissait à -0,083% en juin 2020 et il est aujourd’hui à -0,478%.
Qu’en est-il des taux obligataires d’état? Si la tendance récente s’oriente vers une légère hausse, rien n’indique que celle-ci va perdurer et ces taux demeurent très bas. A titre d’exemple:
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L'obligation belge à 10 ans : il y a un an, le rendement était de 0,05% et il s’établit aujourd’hui à 0,144%. Cet indice a accusé une baisse régulière de mars à décembre 2020 et est passé en négatif à partir de juin 2020. Depuis, il est remonté rapidement jusqu’en avril 2021 et est repassé en positif en février 2021. Mais nouvelle baisse depuis mai 2021.
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L'obligation allemande à 10 ans : il y a un an, le rendement de cet indice s’élevait à -0,414% et il est aujourd’hui à -0,1945%. Le rendement de l’obligation allemande à 10 ans demeure négatif depuis plus de 2 ans. Sur les 12 derniers mois, ce rendement s’est légèrement amélioré. Son évolution est comparable à celle de l’obligation belge et il amorce également une baisse en mai 2021.
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L'obligation française à 10 ans : il y a un an, le rendement était de -0,009% et il est aujourd’hui à 0,166%. Son évolution est similaire aux obligations belge et allemande
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Vers une remontée des taux directeurs ?
Comment va évoluer la politique des taux menée par la Banque Centrale Européenne (BCE) qui impacte les banques et les marchés ? Les positions de la BCE et les avis de la plupart des experts semblent converger : pas de remontée des taux à court terme, malgré les signes d’inflation.
Christine Lagarde, présidente de la BCE, a confirmé fin avril lors d’une conférence de presse que les taux d'intérêt directeurs de la BCE resteraient inchangés. Ainsi la BCE prévoit que ces taux resteront à leurs niveaux actuels ou à des niveaux plus bas jusqu’à que les perspectives d’inflation convergent durablement vers un niveau proche de 2%.
Côté USA, Janet Yellen de la FED n'exclut pas d’augmenter quelque peu les taux d'intérêt pour s'assurer que l’économie ne surchauffe pas. L’inflation américaine - qui a atteint en mars 2,3% sur un an - est légèrement supérieure aux 2% ciblés par la FED. Celle-ci serait cependant temporaire selon la FED donc pas de remontée des taux dans l’immédiat.
Au FMI, les observateurs des marchés soulignent que les rendements sont encore à des niveaux historiquement bas malgré leur récent et rapide rebond. Et l'écrasante majorité des économistes martèlent que les taux devraient rester bas encore longtemps, a déclaré ce mois-ci Gita Gopinath, la cheffe économiste du FMI.
Roland Gillet, professeur d'économie financière à la Sorbonne à Paris et à l'ULB (Solvay), estime dans un entretien accordé au journal l’Echo que les taux d'intérêt pratiqués par les banques centrales semblent s’être installés pour durer mais si les taux finissent par remonter en raison d'un risque anticipé d'inflation accrue, la situation sera évidemment très différente pour les marchés d'actions. Et il serait alors logique que la situation se normalise et que l'on en revienne à une certaine rationalité des investisseurs obligataires et donc que les taux ne soient plus négatifs en Europe. Mais pour l'instant, a conclu le professeur, ce sont les épargnants actifs ou pensionnés qui paient la note.
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