Quel rendement pour vos investissements ?
05/04/2019 - Communication publicitaire Placement Fintech & Marché
- Les actions sont les plus performantes sur le long terme
- Le marché boursier américain surperforme
- Qu’en est-il de la Belgique ?
- Quelles perspectives à court terme ?
- La diversification
Début mars, le Crédit Suisse Research Institute (CSRI) a sorti l’édition 2019 de son traditionnel Global Investment Returns Yearbook qui analyse les rendements à long terme des actions, des obligations et du cash dans vingt-trois pays et quatre régions. En remontant jusqu’en 1900, cette étude présente l’historique des rendements financiers sur une période de 119 ans. Publiée après la pire année qu’aient connue les marchés boursiers mondiaux depuis la crise financière de 2008, avec une chute globale de 9%, elle est aussi particulièrement pertinente à l’heure où la volatilité fait son grand retour.
Les actions sont les plus performantes sur le long terme
Sur la période de 119 ans, les actions mondiales sont les plus performantes, avec un rendement annuel réel de 5%, tandis que les obligations et le cash affichent respectivement 1,9% et 0,8%. Mais la situation est moins évidente depuis 2000. Sur la période de 2000 à 2018, les obligations (4,6%) l’emportent clairement sur les actions (2,1%). En cause ? Le krach des valeurs technologiques de 2000, la crise financière de 2007-2008 et les mauvaises prestations boursières de 2018, alors que les années 80 et 90 étaient apparues comme l’âge d’or de l’investissement. Le monde a connu deux krachs boursiers avec des chutes de 45% en l’espace de 20 ans (en 2000-2002 et 2008). Mais c’est exceptionnel. Au total, il n’y a eu que quatre krachs en l’espace de cent ans.
Le marché boursier américain surperforme
Sur la même période de 119 ans, les actions américaines affichent un rendement de 6,4% contre 1,9% pour les obligations. Seuls deux pays font mieux : l’Australie (+ 6,7%) et l’Afrique du Sud (7,1%). L’étude observe le même phénomène sur l’échéance plus proche de 2000-2018, à savoir une chute du rendement des actions US à 2,9% contre 4,6% pour les obligations.
Qu’en est-il de la Belgique ?
Sur la période de 1900-2018, les actions belges affichent un rendement réel de 2,5% par an, soit six fois plus que les obligations (0,4%). La Belgique est à la traîne en Europe. En cause ? Selon les auteurs de l’étude, il s’agit à la fois de l’impact des deux guerres mondiales, d’une inflation trop élevée et de l’ampleur de la chute boursière en 2008 qui a laminé les banques. Quant à la période de 2000 à 2018, le bilan est encore plus défavorable puisque les actions belges ne présentent plus que de 1,7% de rendement contre 4,7% pour les obligations et -0,5% pour le cash.
Quelles perspectives à court terme ?
Toujours selon les auteurs de l’étude, le supplément de rendement des actions par rapport aux obligations et au cash devrait se réduire à l’avenir. Et toutes les classes d’actifs devraient afficher des rendements plus faibles. En effet, l’étude du CSRI depuis 1900 révèle également que dans un contexte de taux d’intérêt réels bas, comme c’est le cas aujourd’hui, les rendements futurs des actions et des obligations tendent aussi à être plus faibles.
La diversification
Dans le contexte actuel de regain de volatilité, il importe de diversifier ses investissements, que ce soit géographiquement, par classe d’actifs, par style de gestion et par institution. Compte tenu de la croissance de leur population et de leur dynamique économique, les marchés émergents, dont la Chine, ne devraient cesser de croître. Des opportunités à saisir mais assorties de risques également. Les investissements dans l'infrastructure, l'immobilier, le private equity ou encore la dette d’entreprises non cotées, notamment via le crowdlending ou le crowdfunding immobilier, apparaissent comme des opportunités. Quant à cette dernière classe d'actifs le montant total des opérations s'élèverait à 180,8 milliards USD en 2019 et devrait afficher un taux de croissance annuel de 13,0 % pour atteindre un montant total de 290 milliards USD d'ici à 2023 (selon Statista).
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