Le prêt digital : un segment de plus en plus important sur le marché de la dette privée
07/10/2022 - Communication publicitaire Fintech & Marché
Le marché de la dette privée connaît une croissance sans précédent. Parmi les acteurs du crédit digital, les fonds ou les plateformes de Lending, des acteurs non bancaires, proposent à leurs investisseurs diverses propositions de financement de la dette. Ces investisseurs “digitaux” jouent un rôle croissant sur le marché de la dette privée en accordant via des plateformes des crédits aux entreprises ou bien encore aux consommateurs, en échange de rendements attractifs. Ces investisseurs privés ou professionnels de la dette peuvent se constituer des portefeuilles de prêts très diversifiés - car il existe de nombreux sous-segments au sein de cette classe d’actifs - pour optimiser leur rendement global.
Un record de 350 milliards $ sous gestion à fin 2021 en Europe
Depuis une dizaine d'années, la dette privée connaît une forte croissance. On peut le constater à la taille des actifs gérés par les grands acteurs privés, soutenus généralement par les investisseurs institutionnels. Ces derniers appréciant les rendements de cette classe d’actifs et sa diversité riche.
La faiblesse des taux d’intérêt qui ont marqué ces dernières années a renforcé l’attrait de la dette privée. Les données de Preqin montrent que les encours sous gestion des fonds de dette privée en Europe (y compris au Royaume-Uni) ont atteint 350 milliards de dollars en 2021, un montant qui a triplé par rapport à l’année 2014 (115 milliards de dollars). 40% serait du prêt en direct, c'est-à-dire provenant des plateformes de lending, selon Crosslend.
Retour sur les origines d’un succès
Post crise financière de 2008, les banques ont été contraintes de se désendetter pour répondre aux nouvelles exigences des règles de Bâle 3 qui concerne leur risque crédit et leur solvabilité.
Cette nouvelle réglementation a poussé les banques à faire des choix. Elles ont parfois préféré les prêts plus importants en raison des coûts sous-jacents, au détriment des acteurs plus petits, les PME. Une analyse d'Accenture a démontré que le segment des PME, en particulier, sous-performe en ce qui concerne presque tous les indices de rentabilité des banques.
Les emprunteurs ont alors cherché des alternatives de financement. Les demandes de financements ont alors augmenté au profit de la dette privée. Ces emprunteurs se sont naturellement tournés auprès d’acteurs comme les fonds de dettes privés mais aussi auprès de nouveaux venus sur ce secteur : les Fintechs. L’essor des plateformes de lending coïncide donc avec cette capacité réduite des banques pour servir le segment des PME.
La croissance du marché de la dette privée ne résulte pas seulement d’un retrait contraint des banques à cause d’exigences réglementaires. C’est aussi parce que les investisseurs de ce marché y trouvent aussi de l’intérêt. Le sous-jacent riche et varié que renferme la dette privée, que ce soit en termes de structuration ou bien encore de types de prêts est l’une des raisons de sa popularité croissante. La dette privée n’est plus perçue comme une composante à avoir dans son portefeuille global. Mais celle-ci peut faire l’objet d’un portefeuille complet spécifique avec des positions très diversifiées.
Les plateformes de lending
Les plateformes de prêts nées post 2008 sont des acteurs de la dette privée qui mettent principalement en relation des entreprises ou des particuliers avec des emprunteurs.
Les plateformes apportent de la souplesse : elles structurent la dette en fonction des besoins de l’emprunteur. Cette dette vient financer, le plus généralement, les besoins en fonds de roulement, le financement du commerce et de la distribution, l’affacturage, des prêts garantis et l’immobilier. Il y aurait 700 plateformes de lending active en Europe.
Pour les emprunteurs, ce nouveau genre de dette accessible via ces plateformes représente une alternative agile, rapide et réactive. C’est l´accès simplifié au crédit qui plaît. La simplification et l’automatisation des process des plateformes permet, au-delà du gain de temps, mais dans certains cas des économies de coûts pour l'emprunteur. Le temps gagné lui permet aussi d’améliorer sa rentabilité.
Les plateformes de Lending, à la différence des banques ou des sociétés de financement traditionnelles, s'appuient généralement sur des investisseurs externes pour financer leurs prêts, qu'il s'agisse d'investisseurs particuliers ou de professionnels. Elles ont donc la capacité de mettre directement en relation des investisseurs avec leurs clients qui empruntent.
Résultat, les plateformes et leur communauté d'investisseurs se considèrent comme jouant désormais un rôle important pour la durabilité et la croissance de nombreuses PME qui sans elles auraient du mal à accéder au crédit. A titre d’exemple, Funding Circle, l’un des plus gros acteurs du Lending, a déjà accordé des prêts pour plus de 18,4 milliards de dollars aux PME ; Creditshelf, a accordé des prêts au Mittelstand allemand pour près de 450 millions €. Fellow Bank, un acteur finlandais, a accordé 1 milliard € de crédit à des PME. Look&Fin, leader du lending en belgique à quant à elle accordé près de 200 millions d’euros de crédit à des PME.
Une reconnaissance toujours plus forte
Au départ les plateformes de lending étaient considérées comme un effet de mode dans le paysage de la dette. Aujourd’hui ce type de crédit est entré comme une composante à part entière de ce marché.
Bien que les plateformes de lending aient divers modèles commerciaux (prêt entre particuliers, prêt aux entreprises, focus sur le secteur immobilier, etc), le professionnalisme de ces acteurs a été rapidement reconnu par les régulateurs. Des agréments nationaux ont alors été accordés sous certaines conditions propres à chaque pays pour réguler ce marché.
Désormais, les acteurs ont une reconnaissance au niveau des Etats en raison de leur utilité économique. Certains pays d’Europe ont fait appel aux acteurs du Lending digital dès le début de la crise du covid pour participer à la distribution des aides pour la relance, comme ce fut le cas en France avec le dispositif PGE ou en Belgique avec les dispositifs régionaux distribués via les plateformes.
Enfin, l'entrée en vigueur, fin 2022, du règlement européen relatif aux prestataires européens de services de financement participatif (agrément PSPF) vise à créer un cadre réglementaire harmonisé pour l’ensemble des plateformes de Lending implantées dans l'UE. Le marché européen va donc être ouvert à l’ensemble de ces acteurs et devrait contribuer à la poursuite de la diversification des portefeuilles des investisseurs sur cette classe d’actifs.
Quels sont les enjeux à venir ?
Actuellement, le paysage économique a changé. Face à la poussée inflationniste, les investisseurs adoptent une approche plus réfléchie adaptée au contexte. Ils vont baser leurs investissements sur des critères spécifiques, tels que le taux variable par rapport au taux fixe, le prêt amortissable par rapport au prêt bullet ou bien encore la durée d’immobilisation.
En parallèle, les besoins en capitaux augmentent aussi ce qui contribue à faire évoluer L’industrie des plateformes de lending. Plutôt destiné tout d’abord aux PME, le lending privé finance de plus en plus d’acteurs plus matures comme les ETI et les entreprises cotées en Bourse, qui ont pourtant plus facilement accès aux financements, mais qui sont attirées elles aussi pour les process simples et rapides qu’offre les Fintech sur le marché du crédit.
Pour faire face à des tailles d’emprunteur toujours plus grandes, les acteurs du lending font aussi évoluer régulièrement leurs modèles et continuent de faire preuve d’agilité. Leurs investisseurs de la première heure, souvent les particuliers, sont complétés ou remplacés par des fonds levés auprès d’investisseurs institutionnels ou professionnels pour être en mesure de financer toujours rapidement des tickets de taille importante.
Le prêt numérique, une classe d’actifs décorrélé des marchés
Selon une analyse menée par Crosslend sur le suivi d’un portefeuille de prêts de PME européennes sur la période 2015-2021, sa performance se révèle décorrélée par rapport aux 4 autres classes d’actifs comparées.
La corrélation du portefeuille de prêts aux PME avec ces actifs mentionnés dans le graphique ci-dessous était proche de zéro, même s' il faut préciser que le prêt aux PME est un actif illiquide, contrairement aux autres placements observées.
Look&Fin, un acteur de la dette privée depuis 2012.
La plateforme de crowdlending et de crowdfunding immobilier Look&Fin, depuis 10 ans, a démocratisé la dette privée en la rendant accessible à tous au travers de sa plateforme digitale. Avec une approche européenne avant même l’ouverture de ce marché en Europe, celle-ci propose des opportunités de placement sur des secteurs, des pays, des acteurs ou bien encore des besoins variés, permettant aux prêteurs-investisseurs particuliers ou professionnels de se constituer un portefeuille de prêts très diversifié au sein d’une seule et même classe d’actifs. Près de 200 millions d’euros de dette privée ont ainsi été levés. L’ouverture européenne du marché va permettre à la plateforme de poursuivre son action, en ayant déjà une longueur d’avance et un savoir faire sur déjà plusieurs pays européens, et ainsi proposer à ses investisseurs la poursuite de la diversification de leur portefeuille de prêts.
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