Money 20/20 : Interview de Frédéric Levy Morelle
29/05/2019 - Communication publicitaire Financement entreprise Fintech & Marché
Money 20/20 est l’événement européen incontournable pour les entreprises actives dans la sphère financière et technologique. Frédéric Lévy Morelle, CEO de Look&Fin, nous explique pourquoi la plateforme va y participer au sein de la délégation belge emmenée par Fintech Belgium.
L&F : Quel est l’intérêt pour une entreprise comme une plateforme de crowdlending de participer à Money 2020 ?
FLM : “Ce salon regroupe plus de 6000 participants de plus de 2000 entreprises actives dans le secteur financier, de la Big Tech et de la Fintech. Look&Fin sera présente aux côtés de la crème de la Fintech belge. Avec le développement constant de nouvelles technologies, dont l’intelligence artificielle, et la transition numérique, de nouveaux produits et services émergent. Money 2020 nous offre la possibilité non seulement de découvrir ces innovations mais aussi de faire de la veille technologique et de rencontrer de nouveaux partenaires potentiels pour accompagner notre développement aussi bien technologique que business.”
L&F : Quelles sont les thématiques abordées durant Money 20/20 qui vous intéressent tout particulièrement chez Look&Fin ?
FLM : “Look&Fin, en tant que plateforme de crowfunding immobilier, s’inscrit dans la vague de la Fintech. Nous offrons un service de mise en relation entre des entreprises à la recherche de financements et des particuliers qui veulent placer leur épargne. Nous effectuons un travail d’analyse financière mais en y intégrant les dernières technologies. De même, nous offrons des services de gestion et de suivi toujours plus faciles et fluides à utiliser pour l’ensemble de nos clients. L’intégration de la technologie est au coeur de notre développement.
Dans ce contexte, l’innovation grâce aux données (DDI), l’évolution du secteur des paiements et la technologie transformationnelle sont des thématiques particulièrement intéressantes pour nous. Les nouvelles technologies, et notamment les Big Data, permettent d’accéder à de nombreuses données et de les croiser pour affiner l’évaluation du risque de défaut de paiement. L'internet des objets (IdO), l’intelligence artificielle (A.I.), la Blockchain et l’apprentissage automatique sont des technologies qui peuvent également changer la manière de faire des affaires. Et lorsqu'elles sont combinées, elles deviennent vraiment transformationnelles car elles donnent accès à de nouveaux business modèles et révolutionnent une industrie.”
L&F : Les sociétés de technologies financières, les Fintech, ont connu un essor mondial entre 2012 et 2014. Où en est-on aujourd’hui ? Y a-t-il un essoufflement ou le secteur est-il toujours en plein boom ?
FLM : “Le marché de la Fintech est toujours en plein essor. Il suffit de quelques chiffres pour s‘en convaincre : près de 1.000 Fintech sont créées tous les ans de par le monde et selon Statista, les investissements dans ce secteur ont atteint 30,75 milliards € en 2017 et quasiment la même somme sur les six premiers mois de 2018. Les Fintech occupent une place centrale dans les nouveaux services financiers utilisés par les professionnels et le grand public : plateforme de levée de fonds, néo-banques, prêts, régulation, etc. Les usages sont multiples et les services se professionnalisent avec toujours le même fil conducteur : instantanés, simples et centrés sur les besoins précis du client. Par ailleurs, la directive européenne PSD 2, qui ouvre notamment l’accès aux données bancaires des clients à des tiers autorisés, sera une opportunité en or pour les Fintech.
Autre fait marquant, fin janvier 2019, la Fintech belge Collibra a atteint une valorisation dépassant le milliard de dollars, dix ans seulement après sa création. Il s’agit de la première licorne belge tech, spécialisée dans la gouvernance des données. Un exemple inspirant pour les acteurs belges de ce marché.”
L&F : Comment a évolué votre industrie, celle du business Lending, ces derniers temps ? Vous existez depuis 7 ans, comment voyez-vous le futur de votre marché ?
FLM : “En effet, nous fêterons bientôt notre 7ème anniversaire. Depuis notre création en 2012, le marché belge du crowdlending a beaucoup évolué, s’est petit à petit structuré et se consolide. Depuis le 1er septembre 2017, le marché est désormais régulé. Pour pouvoir exercer, les acteurs du crowdlending doivent être agréés par l’Autorité des services et marchés financiers (FSMA) et obtenir le statut PFA (Plateforme de Financement Alternatif).
Autre avancée majeur, le seuil de financement qui a été relevé en juillet 2018 : nous pouvons désormais structurer des financements jusqu’à 5 millions € par entreprise via le crowdlending, contre 300.000 € auparavant, sans devoir émettre de prospectus. En revanche, il n’y a pas encore de statut harmonisé au niveau européen, ce qui freine le développement européen des plateformes.
Au niveau mondial, le crowdlending est le segment le plus actif du financement participatif avec 80% des montants collectés.
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