Les secteurs “gagnants” et “perdants” de la crise sanitaire
11/09/2020 - Communication publicitaire Placement Fintech & Marché
Le baromètre mensuel publié début septembre par la Banque nationale de Belgique sur la conjoncture économique montre que notre économie se redresse pour le quatrième mois consécutif. Cependant, le paysage n’est pas simple à analyser et les points de vue sont aussi nombreux que contradictoires, ce qui ne simplifie pas les analyses prévisionnelles. La plupart des experts parlent toutefois d’une “reprise en K” caractérisée par un double mouvement antagoniste : d’une part des secteurs qui reprennent le chemin de la croissance et, d’autre part, des secteurs qui continuent à s’enfoncer avec régularité.
Une disparité des secteurs d’activité en termes de reprise
Comme on peut s’y attendre, une différence notable entre les différentes branches d’activité est observée. Selon une étude (20.700 entreprises interrogées) de SD Worx (le groupe de gestion des ressources humaines et des salaires), une série de secteurs semble se montrer très résiliente dans cette conjoncture économique. C’est le cas des télécoms, des services informatiques et logiciels ainsi que de la banque et des assurances. Les secteurs qui bénéficieraient légèrement de la crise sanitaire seraient le commerce de gros et de détail, les grandes entreprises de transport, les services administratifs et de soutien et la santé. Les technologies de l’information et la finance tiennent aussi bien le coup.
Selon la BNB, le climat des affaires s’est aussi amélioré dans l’industrie manufacturière et dans les services aux entreprises. Les chefs d’entreprise de ce secteur ont un regard plus positif sur la situation actuelle en raison d’une augmentation de la demande et de leur carnet de commandes. Ils s’attendent également à ce que l’emploi continue à progresser dans les trois prochains mois.
Le commerce en ligne et l’alimentaire sont quant à eux les grands gagnants de la crise sanitaire. De janvier à juin 2020, le chiffre d’affaires du e-commerce en Belgique a bondi de 30%, alors que l’Europe enregistre une hausse de 20% sur cette même période. Le commerce alimentaire, dont la grande distribution notamment, a enregistré une hausse de 9% sur cette période. Enfin, le secteur pharmaceutique connaît également une hausse de sa production de 15% en Belgique au premier semestre 2020.
Les secteurs les plus touchés par la crise
Sans surprise, le secteur des arts, spectacles et services récréatifs reste le plus touché par la crise. Un effondrement du chiffre d’affaires de 81% par rapport à la normale est encore évoqué. Les raisons de cette diminution sont liées à l’interdiction encore formelle de certaines activités et la frilosité du public à reprendre le chemin des événements et salles de spectacle.
Avec une baisse du chiffre d’affaires de 42% par rapport à la normale (contre une baisse de 50% à la fin juin), l’horeca est le second secteur le plus touché. Bien qu’on constate un impact positif sur le chiffre d’affaires avec la réouverture des bars et restaurants en juin, une faible demande persiste. Les règles sanitaires et de distanciation sociale ne viennent pas en aide au secteur.
Cependant, SD Worx a noté que l’emploi a augmenté en juillet dans l’horeca, ce qui pourrait s’expliquer par le fait que ce secteur revient de très loin. Le même phénomène apparaît pour les arts et la culture.
D’après l’Echo, la construction automobile a quant à elle enregistré une chute de 34% de son activité et le bâtiment a enregistré une baisse de 13,6% au premier semestre.
Sans surprise également, le secteur du tourisme aurait enregistré une chute d'environ 40% en Belgique au premier semestre 2020, avec le triste record pour le transport aérien qui affiche une baisse de 72%.
Enfin, le secteur de la construction souffrirait temporairement d’une contraction du carnet de commandes et d’une utilisation en baisse des matériaux. Une hausse de la demande étant anticipée dans les 3 prochains mois.
Agilité et innovation pour sauver nos entreprises ?
Les différentes activités mentionnées précédemment sont des secteurs sur lesquels la plateforme de crowdlending et de crowdfunding immobilier Look&Fin se penche régulièrement dans le cadre des analyses de demandes de financement.
En effet, l’analyse d’un secteur est un indicateur à prendre en compte et sur lequel il faut se pencher avec toute la rigueur nécessaire. En fonction du secteur d’activité dans lequel la PME opère, certains documents supplémentaires sont ainsi demandés afin de compléter le dossier. En effet, Look&Fin a mis en place des procédures de ‘check up’ en fonction du secteur d’activité. Cela peut se matérialiser par exemple en analysant la marge de manoeuvre d’une entreprise sur ses prix de vente afin d’évaluer sa résistance en cas de hausse des cours d’une matière première.
Face à la constante évolution du contexte économique, le travail de nos analystes consiste aussi à évaluer la capacité d’une entreprise à être agile sur son marché, à saisir les opportunités qui se présentent ou à se repositionner. C’est en effet cette capacité à s’adapter dans un environnement changeant qui va lui permettre de se développer ou encore de renouer avec la croissance.
Dans le contexte actuel, nos procédures de gestion des risques ont donc été adaptées et renforcées. Au-delà de l’approche d’analyse sectorielle, notre équipe d’analystes passe au crible près de 200 indicateurs comme l’évolution du chiffre d’affaires, les ratios de rentabilité, d’endettement et de solvabilité ou bien encore les capacités d’autofinancement de l’entreprise. Nous intégrons également dans nos contrats de prêt avec les emprunteurs un certain nombre de covenants, c’est-à-dire des clauses visant à limiter les risques et à garantir les droits des prêteurs.
*sources BNB / BECI / L’Echo / SD Worx
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