Thomas Guenter : rencontre avec l’expert financier qui parle cash

Thomas Guenter : rencontre avec l’expert financier qui parle cash

20/06/2025 - Communication publicitaire Placement Lookandfin

Investir intelligemment : diversification, erreurs fréquentes à éviter et son regard sur le crowdlending

Récemment, Look&Fin a mené une enquête sur la manière dont les investisseurs font face à la volatilité des marchés. Les résultats ont révélé que Thomas Guenter est l’une des voix les plus influentes à suivre dans ce domaine. C’était donc une excellente raison d’aller à sa rencontre aujourd’hui. À travers ses réseaux sociaux et son premier livre, Thomas touche des centaines de milliers d’investisseurs intéressés par le monde de la finance. Dans cette interview, il partage sa vision de la diversification, son approche de l’investissement à long terme et son avis sur le crowdlending.

Thomas, comment as-tu commencé ton parcours dans la finance ?

Très spontanément. J’ai étudié l’ingénierie commerciale et le droit à Gand et j’ai commencé à travailler comme consultant. Pendant mon temps libre, j’aidais mes parents et mes amis à gérer leurs investissements. C’est ainsi qu’un blog est né, puis des vidéos sur les réseaux sociaux dans lesquelles je partage des informations et des conseils financiers. De plus en plus de gens ont commencé à me suivre, et j’ai été sollicité pour devenir family officer de plusieurs familles fortunées. Cela m’a permis de quitter mon emploi salarié (je travaillais chez Boston Consulting Group) pour me consacrer entièrement à la finance.

Aujourd’hui, je donne des conseils, j’écris des livres et je développe des solutions d’investissement pour ceux qui veulent mettre leur argent intelligemment au travail. J’ai récemment lancé mon propre fonds, le Finhouse Fund, pour regrouper les meilleurs fonds de private equity et de venture capital que je rencontre et les rendre accessibles à un public plus large.

Tu as environ 150.000 abonnés. Qui te suit ?

Principalement des jeunes adultes et des professionnels intéressés par l’investissement. Par exemple, 80% de mes abonnés sur Instagram ont entre 25 et 55 ans, dont presque la moitié entre 25 et 34 ans. Je touche surtout mon audience via Instagram, LinkedIn et TikTok. Mon métier de manager de fonds n’est déjà pas un job classique de 9h à 17h, mais je fais de mon mieux pour partager régulièrement des conseils financiers concrets via des vidéos. J’espère ainsi contribuer à l’éducation financière en Belgique.

Que conseilles-tu aux personnes qui veulent commencer à investir ?

Je leur recommande d’abord de se constituer une épargne équivalente de trois à six mois de dépenses. Ensuite, envisager un premier achat immobilier avec un prêt hypothécaire, car les conditions offertes par les banques sont souvent avantageuses. Parallèlement, on peut commencer à investir dans des ETF via un courtier à faible coût.

Pour ceux qui ont déjà un peu plus de connaissances, des investissements alternatifs comme le private equity, les métaux précieux ou le crowdlending via des plateformes comme Look&Fin peuvent aussi être intéressants.
Beaucoup de personnes que je rencontre ont uniquement de l’argent sur un compte épargne ou dans des biens immobiliers — leur portefeuille n’a que deux « couleurs ». Il faut de la diversité !

Tu parles souvent de l’importance de la diversification. Que veux-tu dire par là, et à quoi ressemble une bonne diversification ?

Chaque situation est différente, mais il existe des principes de base qui s’appliquent souvent. Une bonne diversification consiste à répartir ses avoirs entre différents types d’actifs, pour ne pas dépendre d’un seul type d’investissement et réduire son exposition au risque.

On peut par exemple s’inspirer de la façon dont les family offices ou les fonds de pension investissent. Ils ont une vision long terme. En général, ils placent environ la moitié de leur patrimoine dans des entreprises cotées ou non (actions, private equity, venture capital), et l’autre moitié dans du cash, des obligations, de la dette privée, de l’immobilier ou des matières premières.

Mais la bonne répartition dépend toujours de ta situation : tes objectifs, ton horizon de temps, et ta tolérance à la volatilité.

Tu mentionnes le crowdlending comme une composante importante. Que penses-tu du modèle Look&Fin ?

Nous avons justement parlé de votre offre très récemment au sein de ma communauté. D’ailleurs, Look&Fin est aussi mentionné dans mon premier livre Personal finance met Thomas Guenter. Je suis fan du modèle. Vos prêts ont des durées courtes et claires, souvent avec des sûretés, garanties et même une assurance à 100% sur le capital placé.
Les rendements entre 5,25% et 8% brut l’an sont attrayants en fonction du niveau de risque. Je constate que de plus en plus de gens s’intéressent à des produits de dette privée comme les vôtres, car les marchés boursiers sont devenus plus incertains. Grâce aux plateformes modernes, des opportunités autrefois réservées aux investisseurs institutionnels sont désormais accessibles à un public plus large.

Bien sûr, il est un peu dommage que les gains soient taxés à 30% en précompte mobilier, mais ce n’est pas de votre ressort. Et comme vos projets sont souvent financés en quelques secondes, il faut être réactif.
Je conseille toujours de bien diversifier dans le crowdlending – investir dans plusieurs projets réduit les risques et renforce la stabilité du portefeuille. Et votre plateforme permet justement cela.

Look&Fin a lancé cette semaine une opportunité pour investir dans des entreprises flamandes avec un rendement brut de 8 % par an et une garantie via PMV sur 75 % du capital. Qu’en penses-tu ?

Où est-ce qu’on signe ? (rires) 8% brut, c’est un très bon rendement, surtout avec une garantie via PMV. En tant que gérant de fonds, j’évalue toujours le rapport rendement/risque d’un investissement. Ici, le rendement attendu est élevé, le risque limité. En plus, on soutient l’économie locale, ce qui donne une certaine satisfaction au-delà du simple gain financier.

Tu es actuellement en levée de fonds pour ton propre fonds et tu as déjà récolté plus de 55 millions d’euros. Tu peux nous en dire plus ?

Bien sûr. Le Finhouse Global Fund est un fonds de private equity et de venture capital accessible à partir de 100.000 euros. C’est un fonds de fonds, c’est-à-dire qu’on investit dans d’autres fonds qui sont en général peu accessibles.
On a clôturé un premier tour de table à hauteur de 55 millions d’euros avec 327 investisseurs belges, et on vise 150 millions d’euros sous gestion d’ici deux ans pour investir au travers d’une dizaine de fonds d’exception dans le monde entier.

Comment fonctionne concrètement un investissement dans ton fonds ?

Les investisseurs s’engagent sur un montant global (un engagement) et le capital est appelé progressivement sur plusieurs années via des appels de fonds. Un peu comme les investissements via la formule Premium chez Look&Fin.

On essaie de répartir les appels de fonds à hauteur de 20% par an. Donc, pour un engagement de 100.000 euros, on demandera environ 20.000 euros par an pendant cinq ans. Les premiers remboursements sont attendus à partir de la sixième année.

Ton fonds est-il complémentaire avec Look&Fin ?

Absolument. Une question qu’on me pose souvent : “que faire de l’argent engagé mais pas encore appelé ?”. L’une des solutions, c’est d’investir temporairement via Look&Fin. Vos projets ont des durées courtes, avec des intérêts mensuels. Cela permet de faire fructifier son argent en attendant les appels de fonds. Donc oui, nos offres sont très complémentaires.

Y a-t-il des types d’investissements que tu déconseilles ?

Oui. Des études montrent que le stock picking (choisir ses actions soi-même) donne rarement de bons résultats. Le trading, comme le forex basé sur l’analyse technique, se termine presque toujours mal. 

La crypto ? Pourquoi pas, mais de manière très limitée — souvent on conseille max 5% de son portefeuille.

L’essentiel reste : diversifier et s’assurer que ses investissements correspondent à ses besoins en termes de liquidité et de flux de trésorerie.

Un dernier mot pour nos lecteurs ?

En tant qu’employé ou chef d’entreprise, n’échangez pas uniquement votre temps contre de l’argent – mettez aussi votre argent à travailler pour vous !


Suivez Thomas sur Instagram, LinkedIn, TikTok, YouTube ou Facebook
Thomas Guenter est conseiller financier, auteur, et fondateur du Finhouse Fund. Il a récemment été nommé au classement Forbes 30 Under 30 pour l’impact positif de son travail sur les finances de milliers de Belges. Plus d’infos : www.thomasguenter.be

Articles liés

Prolongation automatique des prêts : plus de simplicité pour les investisseurs

Chez Look&Fin, nous faisons évoluer nos solutions pour faciliter la gestion de vos investissements et optimiser le temps pendant lequel votre capital...

Lire la suite

Immobilier en France : quels repères pour investir dans le contexte actuel ?

Le contexte économique français invite à la prudence, mais ne fait pas disparaître les besoins de logements et de rénovation. Pour apprécier les opportunités...

Lire la suite

Family offices : quelle place pour l’immobilier dans leurs stratégies d’investissement ?

Comment les familles fortunées à travers le monde structurent-elles leur portefeuille de placements ? C’est à cette question que tente de répondre,...

Lire la suite

Taux d’intérêt et immobilier : quel impact pour les investisseurs ?

Après plusieurs mois de relative stabilité, les taux de crédit immobilier repartent légèrement à la hausse. Une évolution qui ne concerne pas uniquement...

Lire la suite

Comment le changement climatique transforme l’immobilier mondial

Personne n’a oublié les vagues de chaleur qui ont frappé l’Europe tout entière cet été. En Belgique, leur impact ne se mesure déjà plus uniquement en...

Lire la suite

Titrisation et intelligence artificielle : pourquoi le financement de la Tech inquiète les investisseurs

Semaine après semaine, les grands acteurs de l’IA ne cessent de mettre les nerfs des investisseurs à rude épreuve. Dernier épisode en date : la sortie...

Lire la suite

L’épargne-pension : un placement “old school” ?

L’épargne-pension porte bien son nom : son objectif est de permettre aux Belges de se constituer progressivement un capital complémentaire en vue de leur...

Lire la suite

Bons d’État : que révèle le succès de l’émission de septembre 2026 ?

La nouvelle émission de bons d’État belges rencontre un succès qui dépasse les attentes. Après six jours de souscription, 1,32 milliard d’euros avaient...

Lire la suite

Immobilier belge : une normalisation qui invite à diversifier

L’année 2025 avait été synonyme de rebond pour le marché immobilier belge. Mais le début 2026 présente un autre visage. C’est en tous cas les conclusions...

Lire la suite

La résidence secondaire : pour qui et pourquoi ?

Entrée en vigueur au début de 2025, on aurait pu croire que la suppression de la déduction des intérêts hypothécaires pour les multipropriétaires serait...

Lire la suite

Agréé PSFP

Look&Fin est immatriculé auprès de la FSMA en tant que Prestataire de Services de Financement Participatif

Membre fondateur

Fintech Belgium

Membre

Top Management