2019 : quelles sont les prévisions économiques ?
16/01/2019 - Communication publicitaire Placement
L’année 2019 démarre sous le signe de l’incertitude pour les investisseurs. Face à un contexte économique qui reste globalement favorable, les marchés boursiers sont volatiles et devraient le rester au cours du premier semestre. Sommes-nous à la fin du cycle d’expansion économique de ces dernières années et à l’aube d’une récession ou s’agit-il d’une nouvelle période de volatilité avec des risques et des opportunités à saisir ? Coup de projecteur.
De manière générale, les économistes s’accordent à dire qu’en 2019, la croissance économique mondiale sera acceptable mais en baisse par rapport à 2018. Elle devrait reculer à 3,4% cette année contre 3,7% au cours des douze derniers mois. En cause ? La guerre commerciale entre les Etats-Unis et ses partenaires, le regain de tensions géopolitiques, la politique monétaire des banques centrales, la montée de populismes et enfin, l’incertitude qui entoure le Brexit et les prochaines élections européennes.
Les États-Unis ne seront pas épargnés avec des prévisions de 3% en 2018, 2,1% en 2019 et 1,5% en 2020 selon Koen De Leus, chef économiste chez BNP Paribas Fortis. Quant à la Chine, elle devrait elle aussi afficher un ralentissement à 6,1 % attendus en 2019 contre 6,6% en 2018.
Et l’Europe dans ce scénario ? La croissance de la zone euro est aussi attendue en baisse, mais dans une moindre mesure. Affichant moins de 2% en 2018, elle devrait tourner aux alentours de 1,4% en 2019. En cause, des facteurs temporaires spécifiques comme les difficultés dans le secteur automobile, la hausse du prix de l’essence, ou encore le net recul des exportations vers la Turquie. Dans les mois à venir, on s’attend néanmoins à une baisse du prix du pétrole qui devrait rendre du pouvoir d’achat aux ménages et à une normalisation de l’activité du secteur automobile.
Face à ce repli généralisé de la croissance en 2019, on peut parler de « resynchronisation » des économies mondiales.
Quelles sont les prévisions pour les marchés boursiers ?
Les incertitudes pesant sur l'économie alimentent la fébrilité des marchés financiers. Selon les prévisionnistes de Bank of America Merrill Lynch, le marché baissier fin 2018 devrait se poursuivre en 2019 avec des actifs financiers qui toucheront des niveaux planchers dans la première moitié de l’année. La faiblesse actuelle des marchés s’explique par une série de chocs particuliers générateurs de risques mais en même temps d’opportunités pour les investisseurs tactiques et agiles.
Et les turbulences des derniers mois de 2018 ne sont peut-être qu'un avant-goût de ce qui attend les investisseurs dans les années à venir. 64 % des investisseurs institutionnels sondés par Natixis Investment Managers en octobre et novembre dernier voient la prochaine crise financière mondiale éclater « à un horizon de 1 à 5 ans », après dix ans de relative tranquillité.
Si les grands fonds de pension, fonds souverains et compagnies d'assurance s'attendent à un regain de volatilité en 2019 et ajustent leurs portefeuilles par mesure de prudence, ils ne montrent pourtant aucun signe de panique. Les facteurs qui risquent de plomber la performance cette année sont la hausse des taux d'intérêt - ou plutôt son rythme - et la volatilité. Néanmoins, selon Peter Vanden Houte, chef économiste chez ING Belgique, il ne faut pas s’attendre à une remontée significative des taux d’intérêt dans les prochaines années.
Autre facteur préoccupant : les bulles identifiées sur de nombreux actifs, comme les cryptodevises ou encore le secteur technologique, et dont les investisseurs particuliers n'ont pas conscience.
2019 sera donc une année volatile sur les marchés, probablement davantage que l’an dernier et il faut s’attendre à ce que cette volatilité devienne la norme. Face à ce contexte volatile, les investissements dans l'infrastructure, la dette d’entreprises non cotées (comme le crowdlending par exemple), l'immobilier (dont le crowdfunding immobilier) ou le private equity apparaissent comme des opportunités durables. Les investisseurs institutionnels plébiscitent d’ailleurs les rendements de ces actifs et la diversification qu'ils apportent dans les portefeuilles.
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