Quels rendements pour l’épargne en 2021 ?

Quels rendements pour l’épargne en 2021 ?

08/01/2021 - Communication publicitaire Placement

Grâce à l’action de la Banque Centrale Européenne (BCE), les pays peuvent continuer à emprunter à des taux négatifs. Une bonne nouvelle ? Oui et non. D’un côté, les Etats peuvent continuer à emprunter à moindre coût pour financer l’économie. Mais de l’autre, ce sont les épargnants qui sont les premiers à ‘payer’ le prix de ces taux bas.

Des taux d’emprunt au plus bas depuis 2009

La politique de gestion de la soutenabilité de la dette publique passe par des taux très bas, ce que l’on appelle aussi la répression financière. La conséquence, c’est que les revenus d’intérêt des épargnants belges ont fortement chuté depuis 2008. On estime que le manque à gagner pour les ménages belges serait de 70 milliards d’euros à cause de cette baisse des taux d’intérêt constatée depuis 2009.

Si les États, et les emprunteurs, profitent des taux bas, ce n’est pas le cas des épargnants. Ce sont bien eux qui paient la note dans cette crise.

Un afflux d’épargne en 2020

Pourtant, la crise sanitaire a bousculé les habitudes et gonflé l’épargne. Les Belges comme les Français n’ont jamais autant épargné. Malgré des rendements très bas, voire négatifs des carnets d’épargne, ce dernier reste pourtant le placement préféré des épargnants.

En 2020, l’épargne financière des ménages français s’est gonflée de près de 130 milliards d’euros. Elle pourrait à nouveau augmenter de 70 milliards d’euros en 2021, selon les prévisions de la Banque de France. Côté Belgique, c’est 15 milliards de plus qui ont été placés en 2020, un afflux à son plus haut niveau depuis 8 ans. Pourtant, la plupart de cet afflux d’épargne ne rapporte quasiment rien voire coûte de l’argent aux épargnants.

Avec la crise sanitaire, on a constaté que les ménages n’ont pas pu consommer normalement à cause des périodes de confinement et ont donc épargné en masse. Mais vont-ils consommer l’an prochain ce qu’ils ont mis de côté ? Rien n’est moins sûr. La crainte est que cette épargne forcée ne se transforme en épargne de précaution, par crainte d’un avenir professionnel incertain.

Mobiliser l’épargne

Beaucoup d’économistes (Eric Dior, George Ugeux…) ou de personnalités de la société civile s’accordent à dire qu’il faut activer l’épargne privée au service des entreprises. Mobiliser une partie de cette épargne pour renforcer les fonds propres des PME est en effet une bonne manière de réorienter l’épargne privée vers l’économie réelle. Une manière aussi de dynamiser son épargne plutôt que de la laisser dormir sur des livrets. Une façon concrète pour les particuliers d’être des acteurs de la reprise économique en soutenant leur tissu économique local.

De plus, le moratoire bancaire va prendre fin en Belgique et quand les mesures d’aide vont être suspendues pour les entreprises, celles-ci devront chercher d’autres sources de financement.

2021, que va rapporter l’épargne ?

Les carnets d’épargne offrent l’avantage de sécuriser l’épargne mais ces derniers ne rapportent plus rien. Cette situation devrait perdurer encore en 2021 puisque les banques centrales n’ont pas manifesté l’intention d’une remontée progressive des taux. Les épargnants ne peuvent donc pas s’attendre à une reprise des rendements sur leur support favori.

Certains vont se tourner vers les marchés actions car ils estiment qu’il n’y a pas d’autre alternative pour obtenir un rendement décent. Les rendements en Bourse sont certes attrayants, mais sommes-nous dans une bulle spéculative ? Personne n’a encore de réponse.

Entre une prise de risque nulle et une prise de risque maximale, d’autres types de placement existent. Oui, il est déjà possible d’activer son épargne en l’allouant à des projets concrets, ou en la plaçant dans l’économie locale. C’est le cas bien sûr du financement participatif en général et plus particulièrement du crowdlending, qui permet de reprendre la main sur son épargne. Les politiques belges l’ont d’ailleurs bien compris en mettant en place des mesures d’activations de l’épargne privée au travers des mesures Winwinlening, Proxi et désormais Coup de Pouce.

Quelles que soient les options prises, la prise de risque influe toujours sur le rendement. Et dans ce contexte particulièrement chahuté, il est plus important que jamais de bien diversifier au maximum ses placements pour ne pas être trop fortement exposé sur un type de support en cas de retournement de marché.

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