Quels financements pour les PME ?
19/04/2019 - Communication publicitaire Crédit entreprise Financement entreprise
- La clé de leur essor ? Le financement
- L’accès au financement s’améliore
- Un écosystème plus favorable
- Quelles sources de financement pour les PME ?
- Et quid du crowdlending ?
Une enquête de l’assureur-crédit Euler Hermes révèle que les PME représentent plus de 99% de l'ensemble des entreprises non financières européennes et emploient plus de 90 millions de personnes, soit près de 70% de l'emploi total dans l’UE. Elles jouent donc un rôle clé dans la croissance économique, la création d’emplois, le développement régional et local et la cohésion sociale. Elles aident les économies à s’adapter à la transition numérique, au vieillissement de la population et à l’avenir du travail tel qu’il se profile.
La clé de leur essor ? Le financement
Toujours selon Euler Hermes, les PME européennes dépendent des banques pour 70 % de leur financement externe, contre environ 40 % aux États-Unis. Tout écart entre l'offre et la demande de prêts peut donc entraîner une moindre croissance des investissements si les entreprises n'ont pas les moyens de financer elles-mêmes ces investissements. Une situation qui peut mettre à mal la croissance économique globale. A l’échelle européenne, ce sont les Pays-Bas (22 % du PIB), la Belgique (14 %), la France (9 %) et l'Italie (4 %) qui affichent les déficits de financement les plus importants pour les prêts bancaires aux PME. L’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) pointe par ailleurs l’urgence de réduire la trop forte dépendance des PME à l'égard des banques et de trouver dans le marché des relais de croissance.
L’accès au financement s’améliore
Même si le contexte général reste marqué par un ralentissement de la croissance du crédit bancaire, les PME ont vu les conditions du crédit s’améliorer globalement. Les politiques monétaires accommodantes ont amené une chute des taux d’intérêt dans de nombreux endroits de la planète, y compris au sein de l’Union européenne. Par ailleurs, les taux de rejet des demandes de crédit ont reculé dès 2016 dans une majorité de pays et, d’après des données d’enquête issues de toute la zone OCDE, l’accès au financement devient moins problématique pour les PME. Le déficit de financement des prêts bancaires aux PME dans la zone euro est passé de 6 % du PIB en 2015 à 3 % du PIB en 2019, soit 400 milliards d'EUR. En 2019, sur la base de la part des prêts considérés comme pertinents par les PME pour leur activité future, la demande de prêts bancaires des PME dans la zone euro pourrait atteindre un pic de près de 1400 milliards d’EUR, soit 12% du PIB . En comparaison, l'offre de prêts bancaires aux PME dans la zone euro est estimée à 1022 milliards d'EUR (soit 9 % du PIB).
Un écosystème plus favorable
Malgré ces évolutions positives, des problèmes structurels d’accès aux sources externes de financement subsistent, en particulier pour les start-ups, les microentreprises et les entités innovantes à haut risque ne présentant pas de modèle économique éprouvé. Ces entreprises sont souvent dépourvues d’actifs facilement utilisables comme sûreté et ont du mal à trouver des financements externes. Les gouvernements se sont donc efforcés de favoriser la croissance d’un écosystème propice aux PME à fort potentiel de croissance et d’avancées sur le plan technologique. Les mesures prises sont multiples : améliorer leur accès aux financements, traiter notamment les problèmes liés à la réglementation, aux compétences managériales, à l’accès à la main-d’œuvre nécessaire, à la gouvernance, l’innovation et l’internationalisation.
Quelles sources de financement pour les PME ?
Outre les prêts bancaires, les PME peuvent avoir recours à plusieurs sources de financement. Le capital-risque (venture capital) en est une. Il s’agit d'une prise de participation d’investisseurs dans le capital de la PME qui voit ainsi ses fonds propres augmenter. Les compagnies d’assurance et les fonds de pension font partie des principaux investisseurs institutionnels en fonds de capital-risque. Autre source, autre philosophie : les investisseurs providentiels (business angels). Ce sont des particuliers possédant généralement une expérience dans le domaine des affaires. Ils investissent directement une partie de leurs actifs personnels dans de nouvelles entreprises privées en pleine croissance. Troisième solution : la titrisation. Dans ce cas, c’est une entité - généralement un prêteur, comme une banque par exemple - qui crée un instrument financier en regroupant des actifs (des prêts aux PME par exemple). La cotation dans une bourse de valeurs est une autre source qui offre aux PME l’accès à une base potentiellement plus importante d’investisseurs en fonds propres. Citons encore le crédit-bail, une forme de financement garanti par un actif, la microfinance et enfin, les marchés des obligations d’entreprises (uniquement pour les PME de plus grande taille).
Et quid du crowdlending ?
La finance participative telle que le prêt participatif ou crowdfunding immobilier représente une source émergente de financement à l’échelle mondiale, qui répond à un besoin tant de la part des PME que des particuliers, et que les gouvernements continuent de stimuler, principalement par le biais de changements apportés à la réglementation financière.
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