MiFID : une directive pour protéger les investisseurs
29/03/2019 - Communication publicitaire Placement
C'est en 2007 qu’est entrée en vigueur la première directive européenne MiFID (Markets in Financial Instruments Directive), dans le but d’améliorer la protection des investisseurs. Mais la crise financière de 2008 a mis en lumière le manque de transparence et la complexité des marchés financiers. Cela a été le point de départ de MiFID II, qui renforce les règles en matière de vente de produits d’investissement complexes, d’adéquation des produits avec le public cible et de transparence des coûts. L’objectif ? Offrir aux investisseurs plus de protection et de transparence à la fois sur les produits et sur les coûts qu’ils devront supporter.
MiFID II : cap sur des frais bancaires transparents
Les produits concernés par MiFID II sont notamment les actions, obligations, fonds d’investissement, produits structurés et dérivés. La directive s’applique également à la fourniture de conseils concernant ces produits. MiFID II oblige désormais les gestionnaires de fonds à publier la totalité des frais. Selon Gina Miller, co-fondatrice de l'entreprise d'investissement britannique SCM Direct et militante de la transparence bancaire, le secteur financier s’inquiète de cette obligation de transparence des frais promise par MiFID II. Elle précise: “Les gestionnaires sont très inquiets, et à raison, car les clients fidèles qui pensaient payer de 1 à 1,5% de frais découvriront bientôt qu’ils paient 2,5% pour un produit qui n’a pas changé”.
La directive MiFID II ne devrait toutefois pas nécessairement faire baisser les frais de gestion pour les clients. En revanche, les gestionnaires devront davantage justifier leur valeur ajoutée. Il ne s’agit pas uniquement de frais, mais d’un équilibre entre les frais, le rendement et les risques.
Le crowdlending : transparence et gratuité
En termes de transparence, les plateformes de crowdlending et de crowdfunding immobilier n’ont pas attendu la directive MiFID II pour garantir une transparence complète quant au coût des services offerts. Les coûts à supporter soit par les Emprunteurs soit par les Investisseurs (les Prêteurs) sont clairement définis. De plus, la plupart des plateformes offrent des services d’investissement complètement gratuits aux investisseurs.
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