La reprise économique est en marche

La reprise économique est en marche

09/07/2020 - Communication publicitaire Financement entreprise

Les résultats de l’enquête menée par l’ERMG (Economic Risk Management Group) en juin sur l’évolution des entreprises belges semblent démontrer que la reprise économique s’enclenche. Les indicateurs progressent chaque mois, lentement mais sûrement. Un échantillon représentatif de 2.365 entrepreneurs a participé au sondage mené conjointement par les fédérations d’entreprises de notre pays.

Un chiffre d’affaires qui s’améliore

Le chiffre d’affaires des entreprises qui était en moyenne situé à -33% par rapport au niveau d’avant-crise remonte à -23% en juin. Cette amélioration du chiffre d’affaires s’observe principalement dans les secteurs les plus impactés au début de la crise, à savoir les secteurs des arts, de l’horeca, de la vente au détail non-alimentaire, de la vente en gros, de la construction et des activités immobilières. 

Cependant, certains secteurs continuent à souffrir fortement de la crise sanitaire. Il s’agit des secteurs de l’information, de la communication et de la vente au détail alimentaire. 

La levée des mesures d’interdiction vis-à-vis de l’horeca, du secteur des arts et spectacles ou des activités récréatives a permis en moyenne une amélioration sensible du chiffre d’affaires pour ces activités. Ces secteurs indiquent une baisse moyenne de leur chiffre d’affaires de 75 % et 63 % contre respectivement 89 % et 86 % en moyenne sur les 3 derniers mois écoulés. Ces secteurs demeurent toutefois dans une situation préoccupante.

Risque de faillite, problèmes de liquidités, emploi, degré d’inquiétude et investissements : des indicateurs aussi en amélioration

Les entreprises interrogées estiment désormais la probabilité de faire faillite à 6% au lieu de 8% en moyenne ces 3 derniers mois.  

Concernant la liquidité, une amélioration est également observée : 72% des répondants considèrent qu’ils ne font face à aucun problème de liquidités contre 67% en moyenne lors des enquêtes du mois de mai et 58% en moyenne lors des enquêtes du mois d’avril. 77% des répondants précisent également avoir suffisamment de liquidités pour au minimum trois mois dans le contexte actuel, alors qu’ils n’étaient que 73% en mai et 63% en avril.

Concernant la question de l’emploi, on constate que le recours au chômage temporaire est de moins en moins fréquent. Le chômage temporaire concerne ainsi actuellement 14% des salariés, contre 30% fin avril. Les perspectives d’embauche d’ici la fin de l’année s’améliorent également, en particulier sur le secteur B2B (services aux entreprises). Ceci pourrait éventuellement conduire à une réduction des pertes nettes d’emplois. 

L'indicateur d’inquiétude mesuré sur une échelle allant de 1 (peu inquiet) à 10 (fort inquiet) diminue, passant de 7,1 fin avril à 6,3 en juin. Cette diminution de l’inquiétude a un effet positif sur les projets d’investissements. Seulement 1 entreprise sur 2 souhaite reporter ses plans d’investissements, contre 62% fin avril. L’enquête précise également que l’impact de la crise sanitaire a réduit en moyenne de 32% les investissements des entreprises par rapport à la situation d’avant-crise. 

Ce sont logiquement l’horeca et le secteur des arts qui gardent leurs indicateurs globalement dans le rouge, malgré une amélioration de leur CA et une baisse du recours au chômage temporaire. 1 entreprise sur 5 appartenant à ces 2 secteurs continue d’indiquer un risque de faillite probable avec 1 emploi sur 5 en danger. Les investissements sont en baisse de 66% dans l’horeca et de 82 % dans le secteur des arts.

Les prix restent stables

70% des entreprises indiquent que les prix n’ont pas évolué à la suite de la crise du Covid-19. Par ailleurs, entre celles qui ont augmenté leurs prix et celles qui les ont baissés, l’effet moyen de la crise sur les prix de vente est proche de 0.

Cependant, une grande disparité est constatée selon les secteurs. A titre d’exemple, 36% des entreprises dans la vente au détail alimentaire indiquent une hausse des prix de vente et seulement 4% d’entre elles une baisse. C’est une hausse moyenne des prix de l’ordre de 1,8% pour ce secteur qui est finalement constatée.

Sources : BECI - Boerenbond - FEB - SNI - UNIZO - UWE - VOKA - BNB https://www.beci.be/2020/06/22/reprise-continue-mais-lente-de-leconomie-belge/

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