Rencontre avec Jochim Aerts, CEO de Belgian Cycling Factory (BCF)

Rencontre avec Jochim Aerts, CEO de Belgian Cycling Factory (BCF)

01/09/2023 - Communication publicitaire Financement entreprise Témoignage

Fondée en 1990, Belgian Cycling Factory (BCF) est le plus grand fabricant belge de bicyclettes, principalement connu pour sa propre marque Ridley. L'entreprise réalise un chiffre d'affaires de près de 46 millions € pour une  capacité de production annuelle de 50.000 bicyclettes. Leurs vélos sont vendus au travers de magasins de vélos (environ 1.000 points de vente) ou via des distributeurs internationaux. La PME a fait appel au crowdlending à hauteur de 600.000€ pour financer son besoin en fonds de roulement. Rencontre avec son CEO, Jochim Aerts.

 

Quelle est l’origine de Ridley Bike et quelle est son originalité ? 

Ridley est tout simplement né de ma passion pour le cyclisme! J'ai commencé le cyclisme de compétition très jeune et à 17 ans, j'étais convaincu que je deviendrais cycliste professionnel. Malgré la motivation et les très bons résultats que j’obtenais en compétition, ce ne fut malheureusement pas suffisant. J’étais un très bon milieu de terrain mais pas assez fort pour être le leader à la tête d’une équipe en Flandre.

J'ai réalisé que je n'avais pas le talent nécessaire pour faire une grande carrière professionnelle, mais j'ai n’ai au final jamais quitté le secteur ! 

Entrepreneur dans l’âme, j’ai en effet eu la chance de commencer ma carrière professionnelle à mon compte en construisant des cadres  (structures de vélo) pour une marque de vélos néerlandaise et de les peindre. C'est ainsi que cette aventure a commencé :  construire et peindre des cadres de vélo dans le garage de mon père !

J'ai ensuite travaillé pendant dix ans comme fournisseur pour d'autres entreprises, en me concentrant toujours sur la construction de cadres de vélo. Nous avons ensuite vendu ce business et nous nous sommes alors concentrés sur la peinture de vélos pendant quelques années. 

A la fin des années 90, il y avait une forte concurrence de la part de la Chine, qui arrivait sur notre marché en vendant moins cher que notre coût de production. Nous avons alors décidé de lancer notre propre marque. L’aventure se passe bien jusqu’à présent et notre ambition reste intacte : devenir un acteur européen de très haut niveau dans tous les domaines du vélo et pas seulement dans le segment du vélo sportif.

 

Design, durabilité, quel est votre positionnement et en quoi vous démarquez-vous sur le marché du vélo ? 

Nous nous distinguons dans plusieurs domaines. Nous sommes le seul fabricant au monde capable de produire jusqu'à 400 vélos personnalisés par jour. 

Nous avons une approche numérique complète, de la configuration sur le site au service après-vente. Nous avons des concurrents sur notre marché qui font des annonces marketing pour que le client personnalise son vélo mais ils vendent à 99 % des produits prêts à l'emploi. Chez nous, c'est tout le contraire, presque tous nos vélos sont fait sur mesure. 

En ce qui concerne la recherche et le développement de nos produits, nous travaillons en collaboration avec des universités belges et hors du pays et sur des industries différentes.

En termes de  production, nous nous efforçons de produire un maximum d’éléments du vélo en Europe et négocions actuellement avec de nouveaux fournisseurs afin de renforcer encore cet aspect. Nous réduisons ainsi fortement notre empreinte carbone.

Nous déployons actuellement également une nouvelle technologie en Europe qui nous permettra de fabriquer des vélos tout en consommant moins d'énergie. Pour aller plus loin, nous participons au projet 100% Limburg Bike, une technologie permettant de fabriquer des composants en carbone entièrement robotisés. C’est un avantage, car c’est plus sûr en termes de sécurité et plus respectueux de l’environnement. Nous pouvons les recycler à 100% car nous travaillons avec du thermoplastique. Lorsque le produit est épuisé après 20 ou 30 ans, nous pouvons fabriquer deux nouveaux composants de base avec très peu d'énergie.

 

Pourquoi avez-vous décidé de faire appel au crowdlending via Look&Fin, et que pensez-vous de vous faire financer par la foule ?

Nous investissons beaucoup pour passer d’un spécialiste du vélo de course  à une marque de supply chain complète (vélo de ville, vélo électrique, peinture, assemblage, après-vente, vente online, etc.). Les banques trouvent notre stratégie bonne et acceptent facilement de nous financer, ce qui nous permet d’avancer très vite dans nos développements.

Mais il est bien sûr aussi très intéressant pour nous d’y ajouter une ligne complémentaire de crédit alternatif, comme le crowdlending. Cela nous permet de renforcer nos fonds propres avant d’aborder les discussions avec les banques. C’est donc un moyen de financement complémentaire. Ce qui est formidable avec le crowdlending, c'est que nous pouvons faire participer à notre levée de fonds tous ceux qui aiment nos vélos, nos clients…. 

Après analyse, Look&fin nous a attribué une très bonne note de risque (Secured A+ et Balanced B+ via un winwinlening) et la moitié du montant recherché, 300.000€ a été 100% assuré par Atradius pour les investisseurs. Le coût d’emprunt global est intéressant pour nous. Les fonds que les investisseurs de Look&fin apportent, nous donnent plus de confort auprès de nos partenaires bancaires. Le crowdlending offre une très bonne alternative en termes de sources de financement pour les entreprises qui souhaitent se développer.
 

Un message à faire passer à notre communauté basée en Europe essentiellement ? Quels sont vos atouts pour que les particuliers vous prêtent leurs économies ?

Nous sommes tous - que nous soyons une entreprise, un investisseur, un épargnant... - dans une période très volatile. Le rendement du compte d’épargne classique ne rattrape pas l’inflation. Par contre, le crowdlending est une formule qui s’aligne sur l’inflation en termes de rendement. Notre dossier à financer par les épargnants ne propose peut-être pas les rendements les plus élevés de la finance mais ils sont en adéquation avec un risque extrêmement limité. Si l’épargnant investit dans ce type de produit, il parvient à suivre l’inflation, c’est déjà un point positif. De plus, il est toujours bon de diversifier ses investissements, le crowdlending en est une bonne manière. 

Je pense aussi que votre communauté de prêteurs peut faire confiance à votre expertise pour la sélection des meilleures entreprises. Look&fin a en effet la réputation prouvée de sélectionner ses dossiers de manière très rigoureuse. 

Actuellement, c’est vrai que j'investis principalement dans ma propre entreprise, mais à partir du moment où je pourrai commencer à envisager d'autres investissements, je choisirai très certainement de passer via Look&Fin.
 

Pour finir, quelles sont vos ambitions à moyen/long terme ? Comment va évoluer votre marché, quels sont les grands enjeux du futur ?

Notre marché se porte bien en général et intéresse les investisseurs et les entreprises, puisqu’il y a régulièrement des acquisitions d'entreprises de notre secteur. En parallèle, les citoyens européens sont désormais fortement incités par les gouvernements à utiliser davantage le vélo. Des pistes cyclables fleurissent de partout comme les vélos en libre service à louer. Nous prenons conscience que la qualité de vie des villes sera améliorée grâce au vélo. D’ailleurs, il existe déjà des villes où le vélo a la priorité sur la voiture. Ces tendances offrent de belles perspectives à court et moyen terme pour notre marché.

Cependant, si nous voulons rester un acteur pertinent, nous devons proposer une offre globale : vélo de route, de ville, de montagne, électrique etc… Il existe de grandes entreprises qui proposent toutes sortes de vélos. Elles ont bien entendu un certain pouvoir sur le secteur et sur les gérants des boutiques de vélos. 

Proposer une offre globale à nos partenaires nous permettra un meilleur référencement chez eux, de les intéresser davantage à nos produits, car nous aurons une réponse pour chaque type de demandes. Cela permet aussi d’engager des partenariats sur le long terme. Nous voulons nous inscrire avant tout dans un modèle gagnant-gagnant avec nos partenaires.

Voir le dossier Belgium Cycling Factory 

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