Potentiel de croissance : la Belgique en 16ème position

Potentiel de croissance : la Belgique en 16ème position

30/08/2019

Avec une note de 7,6 sur 10, la Belgique maintient sa 16ème place au classement du potentiel de croissance établi par KPMG. La France se classe en 21ème position. 

Cinq indicateurs clés

Cela fait la cinquième année que le cabinet d’audit et de conseil KPMG analyse les données de 180 pays dans le monde pour établir son GPI annuel (Growth Promise Indicators), le classement des pays les mieux préparés à garantir leur croissance. KPMG se base sur cinq indicateurs depuis 1997 : la stabilité macroéconomique, l’ouverture et la volonté de réforme, la qualité des infrastructures, le capital humain et la solidité institutionnelle. Le GPI analyse notamment l'efficacité du cadre législatif relatif aux droits des entreprises, le degré d'exposition des entreprises locales aux meilleures pratiques internationales, ou encore la solidité du programme d'éducation, le système de transport, la couverture des données mobiles, ...

Le résultat global

L'Europe abrite les pays les mieux classés avec la Suisse en pole position, suivie par les Pays-Bas. En troisième position, Singapour, le seul pays non européen parmi les cinq premiers. Bon nombre de grandes économies mondiales ne se sont pas classées parmi les 10 premières : Allemagne (11), Japon (17), États-Unis (20) et France (21). L'étude révèle en outre que toutes les régions du monde ont connu une amélioration, à l'exception de l'Afrique. L'Europe de l'Est, l'Asie et le Moyen-Orient se sont le plus développés.

La Belgique à nouveau dans le top 20

Avec un indice GPI total de 7,6, la Belgique figure pour la cinquième fois parmi les 20 premiers pays du classement GPI. Un classement certes globalement positif mais des améliorations sont nécessaires si le pays souhaite maintenir sa position sur la scène mondiale. 

Les points faibles

Le score de la Belgique en matière de stabilité macroéconomique est particulièrement faible (3,2/10). La cause ? Les déficits budgétaires successifs qui ont entraîné des niveaux de  dette publique historiquement élevés (plus de 100 % du PIB). 

La Belgique enregistre en revanche le score maximum - 10 - en matière d’ouverture au commerce international.

Dans le domaine de l’infrastructure, le pays obtient 7,8 points et se classe au 21e rang mondial. Le gros point faible est le secteur des transports avec un score de 5,6 pour la route et 5,2 pour le rail. Des mesures devront donc être prises dans ce domaine considéré par KPMG comme essentiel pour la compétitivité.  

La solidité institutionnelle du pays est relativement bonne. Les points forts ? Les droits des entreprises (8,0) et le contrôle de la corruption (8,0). KPMG pointe en revanche un handicap considérable en matière de "transparence dans l'élaboration des politiques" avec une note d’à peine 4,7 sur 10.

Qaant au dernier critère, le capital humain, la Belgique a obtenu 8,1/10 et se classe ainsi au 14e rang mondial. Cette position n'a pas changé au cours des dernières années.

Pour Koen Maerevoet, CEO de KPMG, “le gouvernement et les entreprises (belges) doivent continuer de veiller à ce que l'éducation soit de grande qualité et que la formation soit orientée vers l'avenir. Investir dans le capital humain et dans les compétences permettra à notre économie d'obtenir un meilleur rendement à long terme et de nous préparer pour l'avenir."

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