Les entreprises belges et françaises n’ont jamais autant emprunté

Les entreprises belges et françaises n’ont jamais autant emprunté

11/10/2019

Un contexte favorable et des taux historiquement bas

En raison de la politique monétaire particulièrement accommodante de la Banque centrale européenne, on assiste depuis plusieurs mois à une explosion des encours de crédits aux entreprises. Il y a beaucoup de liquidité sur les marchés, ce qui permettrait aux banques d’accorder plus facilement des lignes de crédit.

Les taux d’emprunt accordés aux entreprises n’ont jamais été aussi bas : 1,46 % pour les entreprises belges en moyenne en juillet 2019 et jusqu’à 1,07 % sur cette même période pour les entreprises candidates françaises.

Un volume d’encours jamais vu…

Porté par ces taux historiquement bas, l'encours net des entreprises françaises a progressé de 106,3 milliards d'euros en un an, selon la Banque de France. Les dettes nettes françaises atteignent 1.691 milliards d'euros, du jamais vu.

Côté Belgique, les chiffres confirment également cette tendance. L'encours des crédits aux entreprises a atteint 162,6 milliards, soit une augmentation de 4 % entre mi-2018 et mi-2019, pour atteindre 162,6 milliards, a indiqué Febelfin.

Vers une stabilisation

Il faut noter cependant que la demande de crédits en provenance des entreprises s'est contractée de 4 % en Belgique et que la production de crédits bancaires s’est stabilisée au troisième trimestre avec une légère baisse de 2,4 %.

Plusieurs raisons à cela sont avancées, les crédits accordés auparavant ont un effet tampon sur l’encours total et les crédits longs terme accordés aux entreprises non financières sont en croissance. En conséquence, il y a une rotation moindre dans le volume des crédits et il semblerait que les entreprises utilisent en priorité leurs lignes de crédits déjà existantes pour financer leurs projets.

Cette progression du crédit et des financements aux entreprises inquiétait les autorités d’un éventuel surendettement des acteurs économiques.

L'évolution du crédit, ses conditions d’obtention et les volumes d'émission de dettes des entreprises sont déjà surveillés depuis près de deux années en France. 

Une fermeture trop brutale de l’accès au crédit pourrait avoir des conséquences dramatiques sur les entreprises. C’est pour cela que la France a imposé aux banques de se constituer un matelas contracyclique de 0,5 % des encours gérés pour pouvoir absorber un éventuel choc.

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