1.000 milliards prêtés aux entreprises à taux négatif

1.000 milliards prêtés aux entreprises à taux négatif

06/09/2019 Placement

Voilà une dizaine d’années que les taux d’intérêt ont enclenché une spirale baissière dans la quasi-totalité des pays industrialisés. Et depuis peu, les taux de rendement des obligations à 10 ans de plusieurs pays européens sont même entrés en territoire négatif. Mais les taux négatifs ne sont plus l’apanage des dettes souveraines. Selon Bloomberg, les dettes d'entreprises assorties de taux négatifs représentent plus de 1.000 milliards de dollars dans le monde, dont une majorité en Europe.

Comment fonctionnent les taux d’intérêt négatifs ?

Dans le scénario des taux d’intérêt positifs, le détenteur d’une obligation perçoit un intérêt annuel pendant toute la durée de vie de l’obligation. A l’échéance de celle-ci, il est également remboursé du montant nominal, c’est-à-dire de la valeur faciale de l’obligation. En cas de taux d’intérêt négatifs, l’obligation émise donne également droit à la perception d’intérêt mais son détenteur l’a achetée à une valeur supérieure à sa valeur faciale et est donc remboursé, à l’échéance, d’un montant inférieur à celui qu'il avait prêté. Cela diminue automatiquement la rentabilité de l'opération. Si le manque à gagner du détenteur de l’obligation est supérieur aux intérêts que verse l'emprunteur sur la durée de vie de l’obligation, le rendement est négatif.

Après les Etats, les entreprises

Les obligations à taux d’intérêt négatif deviennent monnaie courante. Début juillet 2019, les taux de rendement des obligations à 10 ans de l’État belge, qui font office de référence sur les marchés, ont rejoint les taux proposés par les obligations allemandes, néerlandaises ou françaises : sous les 0 %. Pour la première fois de son histoire, l’Allemagne a même vendu des obligations d’une durée de 30 ans à coupon zéro affichant un taux de rendement négatif. Le pays ambitionnait de lever un montant de 2 milliards d’euros mais n’a pu collecter que 824 millions d’euros, signe sans doute du manque d’attrait pour une obligation ne rapportant aucun euro durant 30 ans. 

Depuis quelque temps, les entreprises de la zone euro émettent elles aussi des obligations à des taux d'intérêt négatifs. Le 4 juillet dernier, l'industriel Schneider Electrics a émis pour 200 millions d'euros d'obligations à échéance en 2024, à un taux de -0,043 %. RTE, le gestionnaire français de réseaux d’électricité, a placé l’émission obligataire à coupon zéro la plus longue jamais réalisée sur le marché : 500 millions d’euros à 8 ans. Compte tenu de la décote à l’émission, le rendement final de ces obligations est très légèrement positif (+0,114 %). 

Un montant record 

Depuis la crise financière de 2008, les sociétés non financières ont considérablement augmenté leurs émissions d’emprunts sous forme d'obligations d'entreprises. Selon l’OCDE, entre 2008 et 2018, les émissions d'obligations d'entreprises mondiales s'élevaient en moyenne à 1,7 trillion de dollars par an, contre une moyenne annuelle de 864 milliards de dollars au cours des années qui ont précédé la crise financière. Les États-Unis demeurent le plus important marché pour les obligations de sociétés mais la plupart des autres économies, dont le Japon, le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne ont augmenté leur recours aux obligations de sociétés comme moyen d'emprunt. 

Par ailleurs, selon les données de Bloomberg, le stock d'obligations d'entreprises affichant des taux d'intérêt négatifs ne cesse d'augmenter : sur les 15.000 milliards de dollars d'obligations à taux d'intérêt inférieur à zéro, plus de 1.000 milliards ont été émis par des entreprises. Un montant qui a doublé en quelques semaines, avec la dernière phase de baisse des taux, et qui concerne surtout la dette libellée en euros. 

Les épargnants pénalisés

Les taux négatifs sont une aubaine pour les emprunteurs, mais ils pénalisent en revanche les épargnants, dont les placements rapportent de moins en moins. Les intérêts des livrets d’épargne sont, par exemple, en chute libre. Les emprunts à taux négatifs pénalisent également les banques, dont ils rognent les marges. Alors quelle solution ? Les prêts structurés sur la plateforme Look&Fin offrent aux prêteurs un rendement annuel attendu de 2,9 % à 10 % en fonction du risque que présente l’entreprise sollicitant le prêt. 

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